Sur le feu

Animations, manifestations, exposition autour de la cuisine.

Ultimate chocolate

Il faut que je vous parle d’un gâteau.
Puff !
Mais il faut le soutenir jusqu’au bout et en assumer les conséquences, lourdes !
C’est la faute à Meryl Streep. Oui lors d’une journée de vacances un après-midi près de la cheminée au cœur de l’hiver breton, nous projetons « pas si simple » qui en anglais se dit « it s complicated » ce qui revient au même j’ai envie de dire.
Dans ce film l’actrice est pâtissière boulangère et dirige surtout une boutique où tout le meilleur de ses préparations est en vente, délicieusement présenté. En cuisinière gourmande, elle met aussi la main à la pâte et réalise cet ultimate chocolate. Bien sûr à la télé on n’a pas le goût n’empêche en la voyant dégustée, appréciée, se régaler, en prendre et en reprendre et en reprendre encore. C’est un déchirement de la voir laisser son assiette quelques instants. C’est vraiment très tentant, on a presque un creux à l’estomac. Bon elle est un peu faite donc je suppose que ses sensations sont décuplées. Peu importe moi aussi je veux être dans le même état de régalade qu’elle. Il n y a pas de raison. Donc j’ai trouvé la recipe in the wonderful Google.
Je vous la délivre ci-dessous.

voilà compte tenu des proportions à la lecture vous comprenez où je veux en venir non ?

Et si le secret c était no limit en sucre en beurre en crème fraîche en chocolat hein.

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Les oeufs mimosas !

Je marche sur les œufs mimosa, l’onglet de bœuf sauce au vin avec un supplément de 2 euros. Je cours sur la tarte fine aux pommes chantilly, le gigot d’agneau grillé à la braise, l’échalote grise, la salade de betteraves de toutes les couleurs et la mousse au chocolat. Le Chef Cuistot m’a expliqué que pour faire sa mousse au chocolat il commence par faire une meringue.

Moi je ne mets jamais de sucre dans ma mousse au chocolat.

Non moi je mets du beurre !

Mes pas foulent la terre. Ça sent la forêt mouillée. On est dans le bois. Étendue de verdure entre la voie rapide et le centre ville.

Ma chaussure s’enfonce dans la boue, je foule la terre et j’écrase les excès, les abus.

Tous.

Tout ce qu’il a fallu que j’engloutisse pour oublier les fâcheries, les contrariétés, les polémiques, les tristesses, les lassitudes, les discussions sans fin, les tergiversations, les colères enfouies, les injustices flagrantes.

Toutes, d’un seul bloc.

Envolées, effacées, détruites, désintégrées, dézinguées, pulvérisées !

Plus rien ne me touche, je suis libérée de tout. Plus aucun sentiment d’aigreur, de regrets, d’inquiétude, de peine, de susceptibilité.

Je suis entièrement disponible à ce plaisir gourmand, entièrement dévouée et soumise à ce moment de pure délectation, à ce délice sucré ou salé, à la bouchée parfaite qui me procure un plaisir infini et qui me soigne de tout. M’anesthésie.

Je suis guérie. Tout disparaît s’évapore se dilue, se dissout.

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J’adore le coulis !


Surtout avec de la glace ou même du fromage blanc. On le verse dans une coupelle. Une boule de vanille avec les grains noirs (ceux qui nous font croire que la vanille c’est de la bonne…) une boule de sorbet cassis. Des myrtilles fraîches et des framboises de mon primeur favori. Et alors tout s’emballe, se mélange, se fond, se colle, se nappe. Il n’y a pas à dire le coulis enrobe tout de sa bienveillance. Il veille sur nous. Il ne nous fera pas de mal au contraire. Il nous emmitoufle. Nous enveloppe, nous préserve, nous sauve de la morosité. S’il n’était pas là on s’ennuierait il n’y a pas de doute. Une glace un seul parfum ou même deux, sans agrément, aucun intérêt. Alors que là chaque bouchée est une surprise. Le coulis est là. Même la chantilly n’est pas à la hauteur. Toute seule, elle n’assure pas autant que lui.
Qui se souvient de Koukoulina la glace à trucs ? Son pouvoir à elle, c’est qu’une fois retournée et un peu fondue (faut le dire !), son coulis caramel s’étalait de son délice sur toute la glace. Non mais alors quel truc incroyable. Ça n’existe plus hélas !

Le coulis lie tout et atteint la bouchée parfaite. Il est gentil, il m’aime. En fait, il n’y a rien d’aussi précieux et délicat qu’un coulis. Il se la pète pas, il est la touche finale, celle qui permet d’atteindre la perfection. Aux fruits rouges, à la mangue, à la framboise ou aux fruits de la passion, et même à l’abricot peu importe sa saveur ou même sa couleur. Il est la touche indispensable du dessert. Il le rendra unique et comparable à aucun autre. Aucun scrupule il se glisse partout. Il ne faut pas trop le mélanger, il faut le laisser faire, le laisser aller, lui laisser son identité, son intention. Ainsi la surprise n’en sera que plus grande. Il faut lui laisser sa couleur et le laisser exister tel qu’il est. Il s’immisce alors dans la glace, s’il est blanche et qu’il est rouge. C’est un fameux spectacle ! Il est indépendant. Indispensable. Sans lui la vie serait moins envoûtante. Coulis je t’aime !

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